Jean-Pierre Goffin, Jazzmagaround (09/2015)
"Entre les concerts d'Archie Shepp et du duo Chris Potter-Joe Lovano, la petite tente du Middelheim vibrait ce soir-là aux coltraniennes envolées de Jeroen Van Herzeele. Si j'ai raté le duo du saxophoniste avec Barcella – un tout grand moment, m'a-t-on dit – le concert du trio « Gratitude » m'a scotché : une pêche incroyable, une énergie à couper le souffle, que dire d'autre ? Si ce n'est que ce même soir, la chance m'a fait croiser Rogé du label « el Negocito » et je n'ai pas mis 24 heures avant de glisser dans le lecteur cet enregistrement du trio datant de 2012. Les musiciens sont les mêmes que sur la scène anversoise ( Jeroen, tenor sax – Alfred Vilayleck, electric bass – Louis Favre, drums ) et l'impression d'une parfaite symbiose, d'une envoutante spiritualité, une musique qui prend aux tripes et rendue dans toute son expressivité par Michel Andina. A ne pas rater la prochaine fois que le trio passe près de chez vous !"

Georges Tonla Briquet, *** (13/01/2013)
"Dans l'intro patiemment construite, on entend que Van Herzeele a toujours énormément de respect pour Coltrane. Ensuite, le saxophoniste se détache sans peine de ses grandes sources d'inspiration et laisse les choses s'emballer avec ses deux complices. Progressivement, le trio ramasse les morceaux, les assemble et les recolle pour finir avec un tout joliment ouvragé. Le morceau de clôture constitue un clin d'œil à l'album précédent réalisé par Van Herzeele avec son propre quartet, avec une version retravaillée de Da Mo Crosses The River. La boucle est ainsi bouclée. Un album à savourer dans son fauteuil, avec pas mal de passages lyriques, mais aussi un fameux potentiel live sous-jacent."

Karel Van Keymeulen, De Standaard, (22.12.2012)
" Jeroen Van Herzeele laat zich met zijn Gratitude Trio van zijn meest lyrische en soms exuberante kant horen. Als een van de toonaangevende saxofonisten gaat hij zijn eigen weg. 'Gratitude, intro' is is een ware hymne, waar de geest van John Coltrane over hangt. Al krijgt ze even later in een forsere interpretatie een oosters aroma en een stevige intensiteit. Van Herzeele heeft een geladen en dwingende toon. Met zijn kompanen, de elektrische bassist Alfred Vilayleck en drummer Louis Favre, wisselt hij groovy nummers, zoals 'Joy' en 'Ifebo', af met bloedmooie ballads/mijmeringen, zoals 'Chan's way' en 'La nuit'. In het wilde 'Gifle' slaat hij ongeremd zijn vleugels uit. Afsluiter is het bedwelmende 'Da Mo crosses the river', een soort arte povera met scherpe kanten."